Le développement industriel, une priorité pour le territoire

 

Faisant suite à un premier accord de coopération stratégique signé le 12 novembre 2025 en faveur de la réalisation d’une étude prospective sur l’électrification des zones d’activités économiques du territoire, neuf partenaires institutionnels ont signé, ce mardi 19 mai, une Charte d’engagement partenarial annonçant la mise en œuvre de plusieurs actions stratégiques pour anticiper et optimiser les demandes de raccordement électriques sur le territoire.

On retrouve parmi les signataires de ce document :
Agathe CURY, Sous-Préfète de l’arrondissement de Calais,
Natacha BOUCHART en ses qualités de Présidente de la Communauté d’agglomération Grand Calais Terres & Mers et de Présidente de Calais Promotion,
Faustine MALIAR en tant que Vice-Présidente de la Région Hauts-de-France,
Arnaud JANSEN représentant François LAVALLEE, Président de la CCI Littoral,
Laurent DEVULDER représentant François LAVALLEE, Président du Port Boulogne-Calais,
Frédéric SUDANT au nom John KEEFE Directeur des Affaires Publiques GETLINK,
Julien PATTIN Délégué Territorial ENEDIS,
Thomas BACHY représentant Pierrick TANGUY, Délégué Régional RTE.

 

Une stratégie collective au service des futures implantations industrielles

Parmi les orientations stratégiques retenues à l’issue du travail partenarial orchestré depuis six mois autour des sujets d’électrification du territoire :
– Enclencher des études exploratoires ENEDIS/RTE pour analyser les éventuels besoins de renforcement d’ouvrages électrique nécessaires à l’aménagement des projets d’implantation économique accompagnés par la collectivité locale ;
Intégrer une Orientation d’Aménagement et de Programmation (OAP) Energie dans le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal en cours d’élaboration ;
Etendre le Droit de Préemption Urbain (DPU) pour sécuriser les emprises foncières stratégiques au développement des réseaux ;
– Mettre en place un Comité de suivi « Aménagement et attractivité énergétique » du territoire.

Avec en ligne de mire un enjeu clef : optimiser les coûts et délais de raccordement électriques pour faciliter l’implantation de projets industriels du territoire.

Le message porté par Natacha BOUCHART est sans équivoque : le développement industriel est et sera la priorité de ce nouveau mandat !

« Même si nous ne sommes pas encore à l’heure des grandes annonces, le territoire se prépare à de nouvelles implantations et plusieurs études de faisabilité sont en cours. Certains des projets concernés sont à l’étude depuis plus d’un an et font l’objet d’un travail de fond pour accélérer la préparation des terrains et s’orienter vers du ‘’clef en main’’ ».

Les friches UMICORE et VENATOR au cœur de la stratégie de reconquête économique

C’est notamment le cas des friches industrialo-portuaires UMICORE et VENATOR qui sont au coeur d’un travail partenarial renforcé entre les services de l’Etat (Sous-Préfecture, DREAL, DDTM), ceux de la région Hauts-de-France qui en a récemment fait l’acquisition et leurs homologues de la ville de Calais et de l’agglomération Grand Calais Terres & Mers.

Récemment élue Vice-Présidente communautaire déléguée aux affaires économiques et également Vice-Présidente déléguée aux Affaires littorales, Faustine MALIAR précise « Grâce au travail de mobilisation collective qui est à l’œuvre depuis plusieurs mois et à l’appui qui nous a été accordé par les services de l’Etat pour avancer au plus vite sur la levée des contraintes réglementaires en présence, nous sommes parvenus à franchir plusieurs étapes essentielles à la commercialisation de ces terrains ».

Pour n’en prendre que quelques exemples : le dossier de demande de dérogation d’espèces protégées (qui va permettre de déplacer la zone de nidification aujourd’hui réservée aux goëlands sur d’autres terrains) est prêt à être déposé.
« L’identification des zones de report les plus adaptées a pris du temps car il a fallu travailler avec un bureau spécialisé pour s’assurer que les terrains proposés soient parfaitement compatibles avec les besoins des volatiles concernés ».

Dans le même esprit, un arrêté préfectoral daté 09/04/2026 a permis de lever la servitude qui qualifiait un hectare de la parcelle UMICORE en zone de quiétude des goélands.
Sur cette même parcelle, la possibilité de retirer en intégralité les piézomètres existants vient d’être validée par la DREAL et la procédure de demande de déplacement du pylône de l’antenne de téléphonie présente sur site est enclenchée.

Du côté de VENATOR, dont l’acquisition officielle n’a été faite par la Région qu’en décembre 2024, soit deux ans après le site UMICORE, le rapport des Etudes Faune Flore Habitat, lancées dès 2025, est attendu pour la fin de l’été et un diagnostic des bâtiments existants est en cours. Il permettra de faciliter la prise à connaissance du site par les futurs exploitants qui arbitreront, en fonction, de l’intérêt leur conservation ou non.
« Les choses bougent et nous avançons sur plusieurs dossiers stratégiques, comme l’acquisition du site PRYSMIAN pour laquelle la commission permanente de la Région a délibéré au mois d’avril ».

Plus d’1 million d’euros d’aides versées en soutien aux industries locales

Une priorité accordée au développement économique confirmée par Agathe CURY qui rappelle également tout le travail mené pour soutenir le tissu industriel :
« Grâce au Fonds Vert, près d’1,2 million d’euros d’aides ont été versées en deux ans à des entreprises industrielles locales ».

Ces aides ont permis de soutenir les projets de développement portés par NEXANS (300 000 €), TAKAPAS (115 585 €) et INTEROR (781 617 €).

Toutes nos actualités